L’embolisation de l’adénomyose est une nouvelle procédure peu invasive qui ne nécessite pas d’incision. Elle requiert une infime perforation de la peau, ce qui est bien plus pratique pour les patients ainsi que le médecin.
Cette intervention est réalisée par un radiologue interventionnel (RI), qui est un médecin spécialiste de l’écho-chirurgie (chirurgie à l’aiguille guidée par imagerie et sans cicatrice). Il utilise des techniques d’imagerie afin d’observer le corps de la patiente et de traiter la maladie sans intervention chirurgicale.
L’embolisation de l’artère utérine se déroule en plusieurs étapes
Dans un premier temps, le radiologue interventionnel injecte un anesthésiant local, qui va permettre d’engourdir la zone à traiter. C’est cette étape de la procédure qui est la moins agréable. Toutefois, après l’injection, il ne subsiste plus aucune douleur ou gêne durant la procédure. L’expert réalise ensuite une simple ponction de quelques millimètres dans la peau du poignet ou de l’aine du patient. Enfin, il insère un cathéter dans l’artère radiale du poignet ou dans l’artère fémorale de l’aine, en utilisant des techniques d’imagerie, et le conduira ensuite jusqu’aux artères qui distribuent le sang vers la zone affectée de l’utérus.
Le radiologue injecte ensuite de minuscules particules destinées à boucher les artères utérines afin de réduire le flux sanguin. Cela entraînera un rétrécissement de l’adénomyose et, par conséquent, une amélioration des symptômes.
Pour finir, le radiologue retire le cathéter et pose un pansement sur la zone perforée, sans avoir à faire des points de suture pour la fermer, contrairement à la chirurgie.
L’intervention dure environ une heure, et est réalisée en ambulatoire, sans nécessité de séjourner à l’hôpital. En outre, il s’agit d’un traitement unique et non d’une série de traitements multiples, ce qui permet une grande flexibilité pour la programmation du rendez-vous d’intervention.
Après l’intervention, il est fréquent de constater des pertes vaginales aqueuses ou semblables à de la glaire ainsi que des saignements peu abondants pendant plusieurs semaines. De plus, il est également possible de présenter une fièvre légère, des nausées, des douleurs, de la fatigue ou des vomissements pendant quelques jours après l’intervention. Aucune inquiétude, ces symptômes disparaissent généralement par eux-mêmes. Le médecin pourra prescrire des médicaments contre la douleur si nécessaire.
Le rétablissement après l’embolisation utérine est rapide car elle cible directement la source du dysfonctionnement, contrairement à d’autres traitements, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les médicaments hormonaux.