Gynécologie interventionnelle : Alternative mini-invasive à la chirurgie gynécologique

L’embolisation des artères utérines (EAU) permet de traiter les fibromes utérins sans chirurgie ouverte, en préservant l’utérus et, dans la majorité des cas, la fertilité. Ce traitement consiste à réduire l’apport sanguin du fibrome par voie endovasculaire (micro-cathéter guidé par imagerie), provoquant sa régression progressive. Les résultats sont équivalents aux techniques chirurgicales plus invasives : réduction volumique 50–70 % à 1 an, amélioration des ménorragies dans 90 % des cas, sans incision ni cicatrice.

En tant que radiologue interventionnel et ancien Chef de Clinique des Hôpitaux de Paris, j’accompagne les femmes souffrant de fibromes symptomatiques, de varices pelviennes (syndrome de congestion pelvienne) et de malformations vasculaires utérines, en collaboration avec les gynécologues et les spécialistes de la reproduction.

À qui s'adresse cette spécialité ?

Des fibromes utérins symptomatiques (règles très abondantes, pesanteur pelvienne, douleurs, augmentation de volume de l’utérus) – le désir de grossesse n'est pas une contre-indication : « L’embolisation utérine peut être proposée aux patientes présentant un désir de grossesse après information complète sur les risques potentiels, en l’absence d’alternative chirurgicale conservatrice satisfaisante. » (CNSF/SFICV 2023)

  • Patientes souhaitant une alternative à l'hystérectomie ou à la myomectomie, notamment en cas de récidive post-myomectomie ou de fibromes multiples pour préserver leur utérus
  • Des varices pelviennes (syndrome de congestion pelvienne) responsables de douleurs chroniques du bas-ventre, aggravées lors des règles, de l’ovulation ou des rapports sexuels (dyspareunie) – ou des varices vulvaires récidivantes dyspareunie)
  • Patientes porteuses de malformations artério-veineuses utérines ou pelviennes
  • Patientes présentant une adénomyose symptomatique en échec du traitement médical
Pathologies prises en charge

Le Dr Di Primio intervient sur les pathologies suivantes, en lien avec les pages dédiées du site :

Pathologie

Description / Traitement proposé

Fibromes utérins (léiomyomes)

Embolisation des artères utérines (EAU) : réduction volumique 50–70 %, réduction des saignements dans 90 % des cas, amélioration de la qualité de vie et de la fonction sexuelle

Syndrome de congestion pelvienne (varices pelviennes)

Embolisation des veines ovariennes et iliaques internes dilatées – résultats cliniques excellents sur les douleurs cycliques et les varices récidivantes

Adénomyose symptomatique

Embolisation utérine en alternative au traitement médical ou chirurgical en cas d'échec

Malformations artério-veineuses utérines

Embolisation sélective pour contrôle des hémorragies et préservation de l'utérus

Embolisation de fibromes chez une femme qui a un désir de grossesse

Étude Serres-Cousiné (AJOG 2021, n=398) : taux de grossesse 65 % (102/158 patientes avec désir de grossesse), 106 naissances vivantes ; deux revues confirment 50–69 % de grossesses après EAU. Essai Femme (RCT) : pas de différence significative de fertilité vs myomectomie.

Embolisation utérine et désir de grossesse – que disent les études ?

L’embolisation des artères utérines (EAU) n’est pas contre-indiquée chez les femmes ayant un désir de grossesse. Les sociétés françaises de radiologie interventionnelle et de gynécologie-obstétrique reconnaissent que des grossesses ont été menées à terme après EAU, conformément aux recommandations du CNGOF (2021).

Que disent les études récentes ?

Des études internationales portant sur plusieurs centaines de patientes montrent des taux de grossesse après EAU compris entre 50 et 65 %, avec des naissances vivantes rapportées. L’étude française Serres-Cousiné (AJOG 2021, n = 398) rapporte que 65 % des femmes ayant un désir de grossesse après EAU ont débuté une grossesse, aboutissant à 106 naissances vivantes. L’étude SURE 2023 (BJOG) retrouve des taux de grossesse de 50 à 60 %. L’essai randomisé FEMME (Lancet 2020) ne retrouve pas de différence significative de fertilité entre embolisation et myomectomie chirurgicale.

La décision est toujours prise lors de la consultation, en tenant compte de la taille, du nombre et de la localisation des fibromes, ainsi que de votre projet parental. Je vous accompagne dans cette réflexion, en concertation avec votre gynécologue si vous le souhaitez.

Techniques et traitements mini-invasifs utilisés

Ces traitements sont réalisés par voie endovasculaire, par ponction (le plus souvent au niveau de l’aine), sous contrôle radiologique, sans incision chirurgicale :

  • Embolisation des artères utérines (EAU) → Traitements / Embolisation utérine
  • Sclérose et Embolisation des veines ovariennes et pelviennes (syndrome de congestion pelvienne) → Traitements / Embolisation pelvienne / Sclérothérapie
  • Biopsie utérine ou ovarienne guidée par imagerie → Traitements / Biopsies (Biopsie concomitante possible lors de l’embolisation utérine en cas de signal IRM atypique : le Dr Di Primio réalise la biopsie percutanée guidée par imagerie lors de la même séance, permettant une analyse histologique sans chirurgie complémentaire)
  • Drainage d'abcès pelviens → Traitements / Drainages
Parcours patient – De la consultation à la guérison
  1. Consultation spécialisée à Paris 16e, Neuilly-sur-Seine ou Mougins. Vous apportez vos examens récents (IRM pelvienne, échographie pelvienne). Nous analysons ensemble vos symptômes, votre projet parental et les différentes options thérapeutiques.
  2. Discussion avec votre gynécologue référent si nécessaire – pour une prise en charge collégiale et cohérente avec votre dossier global.
  3. Embolisation en salle de radiologie interventionnelle dédiée – Hôpital Américain de Paris ou Parly 2 en région parisienne, Hôpital Privé Arnault Tzanck à Mougins pour la région PACA. Sédation légère (neuroleptanalgésie) avec anesthésiste présent en permanence. Durée : environ 1 heure. Sans incision chirurgicale ni cicatrice.
  4. Hospitalisation courte – le plus souvent 24 à 48 heures, avec levé précoce et reprise rapide de la marche.
  5. Suivi et imagerie de contrôle – IRM pelvienne à 3 mois pour évaluer la réduction volumique du fibrome et la réponse clinique, puis contrôle gynécologique régulier avec votre médecin référent. 

Avantages concrets : préservation de l’utérus et de la fertilité, réduction du volume des fibromes de 50 à 70 % à 1 an, amélioration des ménorragies dans 90 % des cas, amélioration de la qualité de vie et de la fonction sexuelle, absence de cicatrice, hospitalisation courte, préservation du plancher pelvien (contrairement à la chirurgie qui peut entraîner un risque de prolapsus ou d’incontinence).

 

Votre référent expert – Dr Massimiliano Di Primio

Radiologue Interventionnel – Ancien Chef de Clinique des Hôpitaux de Paris 

  • D.I.U. Radiologie Interventionnelle Générale – Université Paris 5 Paris-Descartes
  • Formation spécialisée – University of Illinois at Chicago
  • Chef de Clinique, Hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris (2009-2013)
  • Praticien à l'Hôpital Américain de Paris (Neuilly-sur-Seine)

Consultations disponibles :

  • Paris 16e – Centre Vasculaire Victor Hugo, 188 av. Victor Hugo
  • Neuilly-sur-Seine – Hôpital Américain de Paris, 55 Bd du Château
  • Mougins – Hôpital Privé Arnault Tzanck
Gynécologie interventionnelle : Alternative mini-invasive à la chirurgie gynécologique