Dans un premier temps, le radiologue interventionnel injecte un anesthésiant local, qui permet d’engourdir la zone à traiter. Il s’agit de la partie la plus inconfortable du traitement. Toutefois, une fois l’injection faite, le patient ne ressent plus aucune douleur ou gêne durant toute la procédure.
Le radiologue réalise ensuite une simple ponction de quelques millimètres dans la peau du poignet ou de l’aine du patient et insère un cathéter dans l’artère radiale du poignet ou l’artère fémorale de l’aine, en utilisant des techniques d’imagerie, et le fait glisser jusqu’aux vaisseaux qui apportent le sang à la zone concernée.
Dans un second temps, le radiologue injecte des microbilles ou microsphères qui vont permettre d’obstruer les vaisseaux qui apportent le sang aux hémorroïdes internes afin de réduire le flux sanguin vers ces dernières. C’est ce qui permet d’obtenir un rétrécissement des hémorroïdes et, par conséquent, une amélioration des symptômes.
Enfin, le radiologue retire le cathéter et applique un pansement sur le point de ponction, sans qu’il ne soit nécessaire d’effectuer des points de suture contrairement à une chirurgie classique qui nécessite de traiter la zone d’incision.
L’intervention dure environ une heure et est réalisée en ambulatoire, sans qu’il ne soit nécessaire de passer la nuit à l’hôpital. En outre, il s’agit d’un traitement unique et non d’une série de traitements multiples, ce qui permet une grande flexibilité pour la programmation du rendez-vous d’intervention.
Après l’embolisation des hémorroïdes internes, il est possible de ressentir une fièvre légère, des nausées, des douleurs, de la fatigue ou des vomissements, pendant quelques jours. Aucune inquiétude, ces symptômes disparaissent généralement par eux-mêmes. Le médecin pourra prescrire des médicaments contre la douleur si nécessaire.
Il est possible de recourir à l’embolisation des hémorroïdes à plusieurs reprises en cas de récidive symptomatique. Le rétablissement après la procédure d’embolisation des hémorroïdes est rapide, car elle cible directement la source du dysfonctionnement contrairement à d’autres traitements, tels que les crèmes analgésiques et les suppositoires d’hydrocortisone.