Un port-à-cathéter est composé de deux éléments solidaires : une petite chambre en titane ou en plastique médical, de la taille d’une grosse pièce de monnaie, implantée sous la peau au niveau de la paroi thoracique ; et un fin tuyau souple — le cathéter — qui relie cette chambre à une grande veine centrale située près du cœur, là où le flux sanguin est suffisamment puissant pour diluer immédiatement les produits administrés et protéger les veines périphériques.
Du côté de la peau, la chambre est recouverte d’une membrane en silicone qui peut être piquée plusieurs centaines de fois avec une aiguille spéciale — l’aiguille de Huber — sans se dégrader. Le patient ressent une légère pression sur la peau, mais plus les piqûres douloureuses dans le bras. Une fois le traitement terminé, le dispositif peut être retiré lors d’un geste tout aussi simple.
PAC ou DVI : les deux noms désignent le même dispositif
Vous entendrez peut-être votre oncologue parler de « PAC » et votre infirmière de « DVI ». Ce n’est pas une confusion : ce sont deux abréviations qui désignent exactement le même dispositif, utilisées différemment selon les établissements et les équipes. Dans tous les cas, il s’agit du même geste, du même matériel et du même suivi.