- Vous avez des hémorroïdes internes qui saignent (sang rouge dans les selles, sur le papier) malgré les traitements médicaux.
- Vous souffrez d’un syndrome hémorroïdaire douloureux ou gênant au quotidien et souhaitez éviter une chirurgie anale classique.
- Vous avez d’ores et déjà eu des ligatures de Barron ou d’autres gestes locaux, avec des récidives de symptômes.
- Vous présentez un syndrome hémorroïdaire post-radiothérapie (après traitement d’un cancer pelvien) avec des saignements persistants.
- Vous êtes sous anticoagulants ou avez un terrain fragile où une chirurgie anale serait à haut risque.
Proctologie interventionnelle : Traiter les hémorroïdes sans chirurgie ni douleur anale
La proctologie interventionnelle permet de traiter certaines formes d’hémorroïdes internes sans chirurgie, en agissant de l’intérieur des artères qui nourrissent le paquet hémorroïdaire.
La technique d’embolisation hémorroïdaire (EMBORRHOID) consiste à réduire l’apport sanguin des hémorroïdes par voie endovasculaire, sans toucher au sphincter anal et sans plaie au niveau de l’anus, ce qui limite fortement la douleur post-opératoire.
À qui s'adresse cette spécialité ?
Pathologies prises en charge
Ces traitements sont réalisés en salle de radiologie interventionnelle, en coordination avec votre proctologue :
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Pathologie |
Ce que je peux vous proposer |
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Hémorroïdes internes saignantes (grades II–III) |
Embolisation des artères hémorroïdales supérieures (technique EMBORRHOID) pour réduire l’afflux de sang vers les paquets hémorroïdaires, diminuer les saignements et les symptômes, sans incision ni geste direct sur l’anus. |
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Hémorroïdes récidivantes après ligatures ou traitements locaux |
Option mini-invasive lorsque les traitements classiques ont échoué ou ne sont plus souhaités, en concertation avec votre proctologue. |
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Syndrome hémorroïdaire post-radiothérapie |
Embolisation de sauvetage pour contrôler des saignements rectaux persistants après radiothérapie pelvienne. |
Techniques et traitements mini-invasifs utilisés
- Embolisation des artères hémorroïdales supérieures (EMBORRHOID) : cathétérisme des artères rectales supérieures via une artère de l’aine ou du poignet, puis occlusion sélective par microcoils, microsphères ou colle, selon le cas.
- Artériographie pelvienne pour cartographier précisément les artères qui alimentent vos hémorroïdes avant l'embolisation.
- Choix de l’agent d’embolisation adapté à chaque patient : microcoils en platine (technique EMBORRHOID originale), microsphères calibrées 700–900 µm, colle biologique (Glubran-2) ou agent liquide non adhésif (Onyx) pour les cas complexes ou les patients fragiles – le choix est expliqué et discuté lors de la consultation.
Le choix de l’agent embolique est une décision clé en embolisation hémorroïdaire. Les microcoils en platine (technique EMBORRHOID originale, Vidal et al., Cardiovasc Intervent Radiol 2015) permettent une occlusion proximale sélective des branches de l’artère rectale supérieure (ARS) avec un risque minimal d’ischémie. Les microsphères calibrées (300–900 µm) offrent une occlusion plus distale, au prix d’un taux de complications mineures plus élevé (ulcérations muqueuses jusqu’à 50 % dans certaines séries, Panneau et al., Semin Intervent Radiol 2022). La combinaison microsphères + microcoils représente aujourd’hui l’association la plus efficace rapportée dans la littérature, avec des taux de succès clinique allant jusqu’à 93–94 % à 1 an (CIRSE 2023 — Haemorrhoid embolization: PRO).
Concernant les agents liquides, la littérature apporte une nuance importante. La colle acrylique NBCA (N-butyl-2-cyanoacrylate, commercialisée sous le nom Glubran-2®) a démontré dans de grandes séries d’embolisation digestive digestive un taux de succès technique de 100 % et un contrôle clinique des saignements entre 70 et 85 %, y compris chez des patients sous anticoagulants (Shi et al., Interventional Radiology 2022). Son profil d’utilisation en hémorrago logie digestive est bien établi. En revanche, pour l’éthylène-vinyl-alcool (EVOH-Onyx®), l’étude préclinique de référence de Tradi et al. (Cardiovasc Intervent Radiol, 2022) — comparant EVOH, microsphères et microcoils dans un modèle porcin d’embolisation de l’artère rectale supérieure — a observé une nécrose rectale significative chez 100 % des animaux embolisés avec EVOH/Onyx, sous forme d’infarctus murale confirmée à l’histologie, contre aucun signe d’ischémie dans les groupes coils et microsphères. Ces résultats expérimentaux suggèrent que l’EVOH non adhésif, malgré ses propriétés physiques attractives (solidification progressive, haute pénétration vasculaire, indépendance vis-à-vis de la coagulation), presse une prudence particulière dans cette indication — à ce stade, son utilisation dans l’embolisation hémorroïdaire reste expérimentale et ne peut être recommandée hors cadre de recherche.
La piste de la technique combinée — microsphères + agent liquide adhésif type NBCA — a été théorisée dans la littérature (Alonso-Burgos, commentary in Hemorrhoids Embolization: State of the Art, PMC 2021). La logique est la suivante : les microcoils et les microsphères assurent l’occlusion des troncs principaux de l’ARS, mais les anastomoses distales avec les artères rectales moyennes et inférieures peuvent alimenter en retour le plexus hémorroïdaire et expliquer une partie des récidives (Tradi et al., J Vasc Interv Radiol 2018). L’adjonction d’un agent liquide adhésif dilué (NBCA/Lipiodol) en fin de geste permettrait de combler ces anastomoses distales tortueux inaccessibles aux coils, en tirant parti de la pénétration capillaire du NBCA. À ce jour, aucune série clinique dédiée n’a été publiée sur cette combinaison spécifique dans l’embolisation hémorroïdaire ; l’approche reste à valider par des études prospectives. En revanche, la technique combinée microsphères + microcoils a, elle, déjà fait la preuve de sa faisabilité dans une étude pilote de 10 patients publiée dans Cardiovasc Intervent Radiol (2024), avec 88 % d’amélioration du score de sévérité hémorroïdaire (HSS) et de la qualité de vie à 12 mois, au prix d’une complication majeure (ischémie rectale, 1 patient sur 10) ayant conduit les auteurs à recommander de poursuivre l’évaluation de la sécurité de cette approche avant toute diffusion large.
Parcours patient – De la consultation à la guérison
- Consultation proctologique et radiologique
- Vous êtes vu(e) par votre proctologue et/ou en consultation avec moi ; une endoscopie (rectoscopie ou coloscopie) est réalisée ou vérifiée pour exclure d’autres causes de saignement.
- Nous revoyons vos traitements déjà tentés (crèmes, ligatures, chirurgie) et vos contraintes (travail, anticoagulants, appréhension de la chirurgie douloureuse).
- Bilan d’imagerie
Si besoin, un scanner ou une IRM pelvienne est demandé, surtout en cas d’antécédent de radiothérapie, de fistule ou d’autres pathologies associées.
- Embolisation hémorroïdaire (technique EMBORRHOID)
- Geste réalisé en salle de radiologie interventionnelle, sous anesthésie locale et sédation légère, avec un anesthésiste présent.
- Une petite ponction est faite au niveau du poignet ou de l’aine pour accéder aux artères hémorroïdales ; aucune incision n’est réalisée au niveau de l’anus.
- Durée : 45 minutes à 1 heure. Hospitalisation courte, le plus souvent 24 heures.
- Interventions réalisées à l’Hôpital Américain de Paris, Parly 2 ou Hôpital Privé Arnault Tzanck (Mougins).
- Suites et suivi
- Inconfôrt pelvien modéré possible pendant 24–48 heures, mais sans douleur anale intense comme après une chirurgie classique.
- Diminution progressive des saignements et des symptômes au fil des semaines.
- Suivi à 1–3 mois avec votre proctologue et moi-même, avec éventuellement un contrôle endoscopique.
Avantages concrets : pas d’incision anale, suites très peu douloureuses comparées à la chirurgie classique, sphincter anal préservé (aucun risque d’incontinence lié au geste), hospitalisation courte, retour rapide aux activités, technique possible chez des patients fragiles ou sous anticoagulants (avec adaptation du protocole).
Votre référent expert – Dr Massimiliano Di Primio
Radiologue Interventionnel – Ancien Chef de Clinique des Hôpitaux de Paris
- D.I.U. Radiologie Interventionnelle Générale – Université Paris 5 Paris-Descartes
- Formation spécialisée – University of Illinois at Chicago
- Chef de Clinique, Hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris (2009-2013)
- Praticien à l'Hôpital Américain de Paris (Neuilly-sur-Seine)
Consultations disponibles :
- Paris 16e – Centre Vasculaire Victor Hugo, 188 av. Victor Hugo
- Neuilly-sur-Seine – Hôpital Américain de Paris, 55 Bd du Château
- Mougins – Hôpital Privé Arnault Tzanck