La cryoneurolyse est réalisée par un radiologue interventionnel expérimenté dans la prise en charge de la névralgie d’Arnold. La région à traiter est anesthésiée localement, puis le praticien localise le nerf occipital à l’aide d’une sonde échographique. Ensuite, il introduit une aiguille de cryochirurgie à proximité. La pointe de cette aiguille est refroidie à des températures oscillant entre -20° et -100°, ce qui permet de détruire le nerf occipital sans léser les structures adjacentes ni causer de douleurs.
L’efficacité sur la douleur a pu être évaluée au cours d’une étude portant sur 26 patients souffrant de névralgie d’Arnold résistante aux traitements. La douleur moyenne a été évaluée avant cryoneurolyse à 6.3/10, ce qui correspond à des douleurs importantes, justifiant d’un handicap dans la vie de tous les jours. Une semaine après cryochirurgie, cette douleur est réévaluée à 2.8/10 en moyenne. Ce bénéfice est d’autant plus remarquable qu’il tient compte de la diminution des doses d’antalgiques et d’anti-inflammatoires que les patients prenaient initialement. Ce bénéfice sur la douleur est resté stable sur toute la période de suivi des patients (30 jours).
Aucun effet indésirable grave ou ayant nécessité une seconde intervention médicale n’a été déclaré. Les effets indésirables rapportés évoquent une croûte au point d’intervention, une rougeur dans les jours suivant l’intervention, ou des démangeaisons transitoires. Ce profil de sécurité exceptionnel rend la cryoneurolyse sûre, et permet de l’indiquer chez des patients dont la santé n’aurait pas permis la prescription de médicaments ou l’indication à une chirurgie.
Les témoignages recueillis des patients au cours de ces études sont ainsi remarquablement bons.
