L’AOMI correspond à un rétrécissement progressif des artères qui alimentent les jambes en sang oxygéné. Ce rétrécissement résulte, dans la grande majorité des cas, de l’accumulation de plaques d’athérome (dépôts de graisse et de calcium) sur la paroi artérielle interne — un processus appelé athérosclérose.
Lorsque vous marchez, les muscles des membres inférieurs ont besoin d’un apport accru en oxygène pour soutenir l’effort. Si les artères sont trop rétrécies, elles ne peuvent pas fournir ce supplément de débit sanguin. Le muscle manque alors d’oxygène et déclenche une douleur typique, appelée claudication intermittente.
Le symptôme clé : la claudication intermittente
- Crampe ou douleur au mollet, parfois à la cuisse ou à la fesse selon le niveau de l’obstruction artérielle
- Survenant après un certain périmètre de marche, constant et reproductible d’un jour à l’autre
- Forçant l’arrêt — et disparaissant en 1 à 3 minutes de repos, debout, sans avoir besoin de s’asseoir
- Absente au repos dans les formes non sévères
Le périmètre de marche correspond à la distance au-delà de laquelle la douleur apparaît. C’est une donnée essentielle pour le médecin. Si ce périmètre se réduit de semaine en semaine, une consultation rapide est recommandée.
Facteurs de risque de l’AOMI
- Tabagisme — premier facteur de risque, agissant directement sur la paroi artérielle en accélérant la formation des plaques d’athérome
- Diabète, hypertension artérielle, excès de cholestérol — facteurs métaboliques qui favorisent l’athérosclérose
- Âge au-delà de 50 ans, sédentarité — le risque augmente avec l’âge et l’absence d’activité physique régulière
L’AOMI n’est pas seulement une douleur de jambe. Elle constitue le reflet visible d’une maladie des artères qui touche souvent aussi le cœur et le cerveau. Sa prise en charge contribue à réduire le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral.