Le bilan commence par un examen simple et non douloureux : l’échographie des artères péniennes, réalisée après une injection locale qui déclenche une érection artificielle, permet de mesurer le débit artériel et de distinguer une cause artérielle d’une cause veineuse. Si une obstruction en amont est suspecteée — au niveau de l’artère iliaque ou hypogastrique — un scanner des artères du bassin complète le bilan et localise précisément le rétrécissement.
Les médicaments en première intention
Les comprimés que l’on appelle communement « Viagra » et ses équivalents — sildénafil, tadénafil, vardénafil — restent le traitement de première intention. Ils facilitent l’afflux de sang dans les corps caverneux en aidant les artères à se dilater. Ils sont efficaces dans les formes modérées, là où les artères sont rétrécies mais encore ouvertes. En revanche, lorsque l’artère est très serrée ou complètement buchée, un médicament seul ne peut pas compenser l’absence physique de flux. C’est là qu’intervient la revascularisation.
La revascularisation endovasculaire : rouvrir l’artère sans chirurgie
Lorsque l’obstruction est identifiée sur l’artère iliaque primitive ou l’artère hypogastrique, la radiologie interventionnelle propose une solution : rouvrir l’artère de l’intérieur, sans incision, sous anesthésie locale. Le principe est simple : un fin catheter est introduit par une ponction à l’aine, guidé jusqu’au rétrécissement, puis un petit ballon gonfle pour écarter la plaque et rouvrir le passage. Un ressort métallique de soutien — le stent — peut être laissé en place pour maintenir l’artère ouverte dans le temps.
Quand c’est l’artère hypogastrique qui est concernée, la revascularisation peut améliorer à la fois la dysfonction érectile et la claudication fessière : les deux symptômes partagent la même cause, et traiter la cause, c’est traiter les deux conséquences. C’est l’un des avantages concrets de cette approche pour les patients qui présentent cette association.
Le Dr Massimiliano Di Primio — radiologie-interventionnelle.eu — réalise ces procédures de revascularisation pelvienne dans ses plateaux techniques équipés, en coordination avec les urologues et les médecins vasculaires référents, pour proposer à chaque patient un bilan complet et une réponse thérapeutique adaptée.