On vous a annoncé la présence d'un anévrisme de l'aorte abdominale. Ce diagnostic, souvent découvert fortuitement lors d'une échographie ou d'un scanner, soulève immédiatement des questions : est-ce dangereux ? Faut-il opérer ? Qui s'en occupe ? Et pourquoi un radiologue interventionnel plutôt qu'un chirurgien ?
La réponse à cette dernière question a profondément changé en vingt ans. Aujourd'hui, la majorité des anévrismes de l'aorte abdominale sont traités sans chirurgie ouverte, par une technique endovasculaire appelée EVAR — réalisée par un radiologue interventionnel vasculaire expérimenté. Le Dr Massimiliano Di Primio, radiologue interventionnel exerçant en région PACA et à Paris, assure la prise en charge complète des anévrismes aortiques : surveillance des formes modérées, traitement endovasculaire des formes indiquées, et suivi post-procédure à long terme.
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Douleur abdominale ou lombaire brutale chez un patient porteur d'un AAA connu : urgence absolue Une douleur abdominale ou lombaire intense, pulsatile, apparue brutalement chez un patient porteur d'un anévrisme de l'aorte abdominale connu doit faire suspecter une fissuration ou une rupture en cours. Appelez le 15 immédiatement. La rupture d'anévrisme aortique est une urgence chirurgicale et endovasculaire engageant le pronostic vital à très court terme. |
Comprendre l'Anévrisme de l'Aorte Abdominale
Qu'est-ce qu'un Anévrisme Aortique ?
L'aorte abdominale est le vaisseau artériel principal de l'abdomen, responsable de la vascularisation des membres inférieurs, des reins, du tube digestif et des organes pelviens. Un anévrisme correspond à une dilatation localisée et permanente de ce vaisseau, définie par un diamètre supérieur à 30 mm ou supérieur à 1,5 fois le calibre de l'aorte sus-jacente normale.
La paroi artérielle, fragilisée par l'athérosclérose, l'hypertension artérielle ou le vieillissement, perd progressivement ses propriétés élastiques. Soumise en permanence à la pression artérielle pulsatile, elle se dilate de façon inexorable — et le risque de rupture augmente de façon exponentielle avec le diamètre.
Épidémiologie et Facteurs de Risque
L'anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) touche environ 3 à 7 % des hommes de plus de 65 ans en France. Il est nettement plus fréquent chez l'homme (sex-ratio 6:1), mais plus rapidement évolutif chez la femme pour un même diamètre. Les principaux facteurs de risque sont :
- Tabagisme actif ou sevré : facteur de risque majeur, multipliant le risque par 5 à 8
- Âge supérieur à 65 ans
- Sexe masculin
- Hypertension artérielle
- Antécédents familiaux d'anévrisme aortique (risque multiplié par 2 à 4 chez les apparentés au premier degré)
- Athérosclérose diffuse : coronaropathie, AOMI, sténose carotidienne associée
- BPCO sévère : facteur de risque indépendant de rupture
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Dépistage : qui et quand ? En France, la HAS recommande un dépistage systématique par écho-doppler aortique chez tous les hommes de 65 à 75 ans fumeurs ou anciens fumeurs. Ce dépistage unique et non invasif permet de détecter les anévrismes à un stade précoce, avant tout risque de rupture. Un AAA de moins de 40 mm détecté à ce stade sera simplement surveillé — le traitement n'est pas immédiat. |
Quel est le Risque de Rupture ?
Le risque de rupture est directement corrélé au diamètre de l'anévrisme. C'est ce paramètre — et non la seule existence de l'anévrisme — qui guide la décision thérapeutique :
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Diamètre AAA |
Risque annuel de rupture |
Attitude recommandée (HAS) |
Surveillance |
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< 40 mm |
< 1 % / an |
Surveillance seule |
Tous les 5 ans |
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40 – 44 mm |
1 – 2 % / an |
Surveillance renforcée |
Tous les 2 ans |
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45 – 54 mm |
3 – 5 % / an |
Surveillance annuelle — discussion thérapeutique |
Annuelle |
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≥ 55 mm (homme) / ≥ 50 mm (femme) |
> 10 % / an |
Traitement recommandé (EVAR ou chirurgie) |
Tous les 6 mois si < seuil |
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> 70 mm |
> 30 % / an |
Traitement urgent — délai minimal |
Tous les 3 mois |
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Critère additionnel : la cinétique de croissance Indépendamment du diamètre absolu, une croissance de plus de 10 mm en 12 mois est également une indication de traitement selon les recommandations françaises et européennes (ESVS 2019). Le Dr Di Primio intègre systématiquement ce paramètre dans la décision thérapeutique — une petite aorte qui grossit vite est parfois plus dangereuse qu'une grande aorte stable. |
La Surveillance : Un Rôle Central du Radiologue Interventionnel
Tous les anévrismes ne nécessitent pas un traitement immédiat. La grande majorité des AAA découverts lors d'un dépistage mesurent moins de 50 mm et relèvent dans un premier temps d'une surveillance structurée. Cette surveillance est assurée par le Dr Di Primio en coordination avec le médecin traitant et le médecin vasculaire référent.
Écho-Doppler Aortique de Surveillance
L'écho-doppler aortique est l'examen de référence pour la surveillance des petits et moyens anévrismes. Non irradiant, non invasif, réalisable en ambulatoire, il permet de mesurer avec précision le diamètre antéro-postérieur de l'aorte et de suivre son évolution dans le temps. Le Dr Di Primio réalise et interprète ces bilans de surveillance sur ses différents sites d'exercice.
- Mesure du diamètre maximal en coupe transversale et sagittale
- Évaluation de la morphologie du collet aortique proximal — élément clé pour la planification EVAR
- Recherche d'une extension iliaque associée
- Surveillance de l'état des artères rénales et viscérales adjacentes
Angio-Scanner Aortique : Le Bilan Pré-Thérapeutique de Référence
Lorsque le diamètre approche du seuil thérapeutique, ou d'emblée pour les formes complexes, un angio-scanner aortique (angio-TDM) est réalisé. C'est l'examen indispensable à la planification de l'EVAR : il fournit une cartographie tridimensionnelle précise de l'aorte, des artères iliaques et des vaisseaux viscéraux.
- Mesure précise des diamètres et longueurs du collet proximal et distal
- Analyse de l'angulation du collet — facteur déterminant pour la faisabilité d'un EVAR standard
- Évaluation de la présence et de l'extension du thrombus intraluminal
- Cartographie des artères rénales, mésentériques et lombaires — planification FEVAR/BEVAR si nécessaire
- Mesure des diamètres des artères iliaques pour le dimensionnement des jambes de l'endoprothèse
L'EVAR : Traiter l'Anévrisme Sans Ouvrir l'Abdomen
L'EVAR (Endovascular Aortic Repair) est la technique de référence pour le traitement endovasculaire des anévrismes de l'aorte abdominale. Elle consiste à exclure l'anévrisme de la circulation en déployant une endoprothèse — une prothèse tubulée auto-expansible — à l'intérieur de l'aorte, par voie percutanée, sans ouverture abdominale.
Comment Se Déroule l'EVAR ?
Accès vasculaire : L'endoprothèse est introduite par ponction percutanée des deux artères fémorales communes, au niveau de l'aine. Aucune incision abdominale n'est nécessaire. Dans la majorité des cas, les points d'accès fémoraux sont refermés par des dispositifs de fermeture percutanée, évitant même les cicatrices inguinales.
Déploiement de l'endoprothèse : Sous guidage fluoroscopique en temps réel sur la salle d'angiographie hybride Siemens Artis, l'endoprothèse bifurquée est remontée jusqu'à l'aorte et déployée de façon précise, avec son col proximal juste sous les artères rénales et ses deux jambes dans les artères iliaques. La fusion d'image peropératoire — superposition des données du scanner préopératoire à la fluoroscopie — permet un positionnement millimétrique de la prothèse.
Procédure à quatre mains — deux opérateurs : L'EVAR est systématiquement réalisé à deux opérateurs dans la pratique du Dr Di Primio. Ce binôme chirurgical n'est pas un luxe — c'est une exigence de sécurité. Pendant qu'un opérateur guide et déploie la prothèse depuis l'abord fémoral principal, le second opérateur contrôle le membre controlatéral, gère les accès vasculaires complémentaires et assure la surveillance fluoroscopique continue. Cette organisation à quatre mains réduit significativement le temps opératoire, améliore la précision du déploiement et permet une réaction immédiate en cas d'incident peropératoire.
Contrôle final : Une angiographie de contrôle avec reconstruction 3D confirme l'exclusion complète de l'anévrisme, la perméabilité des artères rénales et l'absence d'endofuite (end-leak). L'intervention dure en moyenne 90 à 150 minutes.
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Des plateaux techniques d'exception L'EVAR est une procédure qui tire le meilleur d'elle-même lorsqu'elle est réalisée sur un plateau technique de haut niveau. Le Dr Di Primio exerce dans des salles d'angiographie hybride Siemens Artis de dernière génération, équipées de la fusion d'image peropératoire, de la reconstruction 3D en temps réel et de la roadmap vasculaire dynamique. Cette technologie permet de superposer précisément la cartographie du scanner préopératoire à la fluoroscopie en direct — supprimant la marge d'erreur de positionnement et réduisant la quantité de produit de contraste injectée et la dose de rayonnement délivrée. Certains sites d'exercice du Dr Di Primio disposent en outre d'une salle à flux laminaires plafonniers ISO 5 — le plus haut niveau d'asepsie disponible, équivalent au bloc de chirurgie cardiovasculaire — garantissant un environnement stérile optimal pour l'implantation de tout dispositif prothétique vasculaire. |
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Critère |
EVAR (endovasculaire) |
Chirurgie ouverte (voie laparotomie) |
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Incision abdominale |
Aucune — ponction percutanée |
Laparotomie médiane ou rétropéritonéale |
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Anesthésie |
Locale ou générale légère selon profil |
Générale obligatoire |
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Durée d'hospitalisation |
2 à 3 jours |
7 à 12 jours |
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Mortalité à 30 jours (centres experts) |
< 1 % |
2 – 5 % |
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Reprise d'activité |
2 à 4 semaines |
6 à 12 semaines |
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Nécessité d'un suivi à vie |
Oui — surveillance rigoureuse de l'endoprothèse |
Surveillance allégée à long terme |
FEVAR et BEVAR : Quand l'Anatomie est Défavorable
Environ 40 % des patients porteurs d'un AAA présentent une anatomie défavorable à l'EVAR standard — principalement en raison d'un collet aortique proximal trop court, trop angulé ou trop proche des artères rénales. Pendant longtemps, ces patients ne pouvaient bénéficier que de la chirurgie ouverte. Les techniques de FEVAR (Fenestrated EVAR) et de BEVAR (Branched EVAR) ont changé la donne.
FEVAR — Endoprothèse Fenêtrée
L'endoprothèse fenêtrée est une prothèse sur mesure, fabriquée spécifiquement pour chaque patient après analyse minutieuse de son angio-scanner. Elle comporte des fenêtres (orifices) positionnées précisément au niveau des artères rénales, de l'artère mésentérique supérieure ou du tronc cœliaque, permettant de déployer la prothèse jusque dans le collet juxta-rénal tout en préservant la vascularisation des organes abdominaux.
- Indication : AAA avec collet proximal court (< 10 mm) ou juxtarénal
- Fabrication sur mesure en 4 à 6 semaines par le laboratoire du fabricant — nécessite une planification préopératoire très précise
- Procédure réalisée en salle d'angiographie hybride avec fusion d'image 3D — positionnement millimétrique des fenêtres sur les ostia rénaux
- Résultats comparables à l'EVAR standard dans les centres experts à volume suffisant
BEVAR — Endoprothèse Branchée
L'endoprothèse branchée est une variante encore plus complexe, comportant des branches latérales auxquelles sont connectés des stents couverts dirigés vers les artères viscérales. Elle permet de traiter les anévrismes thoraco-abdominaux étendus (type Crawford IV) et les AAA avec collets très courts impliquant plusieurs vaisseaux viscéraux.
- Indication : anévrisme thoraco-abdominal, AAA complexe impliquant les artères viscérales multiples
- Technique de recours pour les patients récusés pour toute autre approche endovasculaire standard
- Nécessite une expertise interventionnelle vasculaire de haut niveau et un plateau technique complet
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Un niveau d'expertise rare en France La maîtrise du FEVAR et du BEVAR distingue les centres interventionnels de référence des centres de pratique courante. Ces techniques exigent une planification préopératoire rigoureuse sur logiciel de planning dédié (3Mensio, Mimics), une connaissance approfondie des endoprothèses sur mesure des différents fabricants, et une expérience significative en imagerie peropératoire 3D sur salle hybride de haute performance. Le Dr Di Primio réalise ces procédures complexes à deux opérateurs, sur des plateaux techniques Siemens Artis permettant la fusion d'image en temps réel — condition sine qua non pour aligner avec précision les fenêtres ou les branches sur les ostia des artères viscérales. Cette expertise combinée — matériel au niveau des meilleurs centres hospitalo-universitaires et binôme opératoire expérimenté — offre aux patients anatomiquement complexes une solution endovasculaire là où d'autres centres auraient d'emblée orienté vers la chirurgie ouverte. |
Les Endofuites (End-Leaks) : Surveillance et Traitement par Embolisation
L'endofuite, ou end-leak, est la complication la plus fréquente et spécifique de l'EVAR. Elle correspond à une persistance de flux sanguin dans le sac anévrismal en dehors de l'endoprothèse, maintenant une pressurisation de l'anévrisme et un risque résiduel de rupture. Sa détection et son traitement font partie intégrante du suivi post-EVAR.
Classification des Endofuites
- Type I (Ia proximal / Ib distal) : fuite au niveau des zones d'ancrage de la prothèse sur l'aorte ou les iliaques — urgence thérapeutique, risque de rupture élevé
- Type II : reflux rétrograde par les artères lombaires ou l'artère mésentérique inférieure — la plus fréquente (15 à 20 % des EVAR), souvent bénigne mais nécessitant surveillance et traitement si croissance du sac
- Type III : défaut d'étanchéité entre les composants de la prothèse — nécessite une réintervention endovasculaire
- Type IV : porosité de la prothèse — rare avec les endoprothèses de nouvelle génération
- Type V (endotension) : croissance du sac sans fuite visible — mécanisme encore débattu
Traitement des Endofuites de Type I et II par Embolisation
Le Dr Di Primio assure la prise en charge interventionnelle des endofuites dans le cadre du suivi post-EVAR. L'embolisation percutanée est le traitement de référence des endofuites de type II persistantes avec croissance du sac anévrismal, et peut être proposée pour certaines endofuites de type I accessibles par voie endovasculaire.
- Embolisation de type II : cathétérisme super-sélectif des artères lombaires ou de l'artère mésentérique inférieure par voie transartérielle ou translombaire directe, avec injection de colle biologique ou de microsphères
- Endofuite de type Ia : extension de la fixation proximale par ballon ou stent couvert additionnel — technique de sauvetage endovasculaire
- Contrôle par angio-scanner à 1 mois post-embolisation pour vérification de l'exclusion
Le Suivi Post-EVAR : Un Engagement à Long Terme
Contrairement à la chirurgie ouverte, l'EVAR nécessite un suivi structuré et régulier à vie. L'endoprothèse peut en effet se déplacer, se dilater, se déconnecter ou laisser apparaître des endofuites — des complications le plus souvent détectables et traitables si le suivi est rigoureux. Le Dr Di Primio assure ce suivi dans la continuité de la prise en charge, sur ses différents sites d'exercice.
- Angio-scanner à 1 mois post-EVAR : contrôle de la position de la prothèse, recherche d'endofuite précoce, perméabilité des artères rénales
- Écho-doppler aortique à 6 mois puis annuel : surveillance non irradiante du diamètre du sac et dépistage des endofuites de type II
- Angio-scanner à 12 mois, puis tous les 2 à 3 ans si stable : bilan morphologique complet avec mesure du diamètre du sac (régression = succès) et contrôle de l'intégrité de la prothèse
- Consultation clinique annuelle avec le Dr Di Primio : évaluation clinique, adaptation du traitement médical associé (antiagrégant, statine, contrôle tensionnel)
- Traçabilité réglementaire : déclaration de l'implant dans le registre national des dispositifs vasculaires implantables conformément aux obligations françaises de matériovigilance
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Régression du sac : le signe du succès La réussite d'un EVAR se juge à la diminution progressive du diamètre du sac anévrismal lors du suivi scanographique. Un sac qui diminue de taille signe l'exclusion complète et durable de l'anévrisme. À l'inverse, une croissance du sac impose une investigation immédiate à la recherche d'une endofuite ou d'une migration prothétique. |
Pourquoi un Radiologue Interventionnel pour Votre AAA ?
La question mérite une réponse directe. En France, le traitement endovasculaire des anévrismes aortiques est réalisé indifféremment par des chirurgiens vasculaires formés à l'endovasculaire et par des radiologues interventionnels vasculaires. Ce qui compte, ce n'est pas la spécialité de la carte professionnelle — c'est l'expérience du praticien, le volume de procédures annuel, la qualité du plateau technique sur lequel il opère, et la rigueur du suivi proposé.
La Continuité Diagnostique et Thérapeutique
- Le radiologue interventionnel vasculaire est formé dès l'internat à la lecture et à l'interprétation de l'imagerie vasculaire — il est l'auteur du bilan pré-EVAR qu'il réalise et interprète lui-même, ce qui garantit une continuité diagnostique et thérapeutique sans rupture
- Il maîtrise l'ensemble des outils du cathétérisme vasculaire (guidage fluoroscopique, fusion d'image 3D, angiographie peropératoire) — les mêmes outils utilisés quotidiennement pour toutes ses autres procédures vasculaires
- La prise en charge est globale : du premier écho-doppler de dépistage au dernier scanner de contrôle annuel, en passant par le traitement des complications (endofuites, migration), un seul praticien suit le dossier dans sa continuité
- En cas de complication endovasculaire peropératoire, le radiologue interventionnel dispose immédiatement de la panoplie complète des techniques de sauvetage vasculaire percutané
Des Plateaux Techniques au Niveau des Meilleurs Centres Universitaires
La qualité d'un EVAR dépend autant du geste que de l'environnement dans lequel il est réalisé. Le Dr Di Primio exerce exclusivement sur des plateaux techniques de très haute performance, comparables ou équivalents à ceux des centres hospitaliers universitaires de référence en chirurgie vasculaire endovasculaire.
- Salles d'angiographie hybride Siemens Artis de dernière génération : le standard mondial de référence pour les procédures endovasculaires aortiques complexes
- Fusion d'image peropératoire temps réel : superposition de l'angio-scanner préopératoire 3D sur la fluoroscopie en direct — positionnement millimétrique de l'endoprothèse, réduction de la dose de rayonnement et du volume de produit de contraste
- Reconstruction 3D peropératoire (DynaCT) : vérification immédiate du positionnement et de l'étanchéité de la prothèse sans déplacer le patient vers un scanner
- Roadmap vasculaire dynamique : navigation en temps réel dans les axes iliaques complexes (tortueux, calcifiés) sans injections répétées de produit de contraste
- Environnement ISO 5 sur certains sites : flux laminaires plafonniers garantissant un niveau d'asepsie équivalent au bloc de chirurgie cardiovasculaire — condition optimale pour l'implantation d'une prothèse vasculaire de grande taille
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Pour les médecins correspondants La qualité du plateau technique conditionne directement les résultats périopératoires de l'EVAR : précision du positionnement, taux d'endofuite précoce, dose de rayonnement et néphrotoxicité du produit de contraste. Un EVAR réalisé sur un arceau C standard sans fusion d'image n'est pas le même acte qu'un EVAR réalisé sur salle hybride Siemens Artis avec DynaCT peropératoire. Adresser vos patients au Dr Di Primio, c'est leur garantir l'accès à ce niveau d'équipement. |
La Prise en Charge à Quatre Mains : Une Exigence de Sécurité
L'EVAR est un geste complexe qui mobilise simultanément deux accès vasculaires fémoraux, plusieurs fils guides et cathéters, une endoprothèse modulaire en plusieurs composants, et un contrôle fluoroscopique continu. Le Dr Di Primio réalise systématiquement ses EVAR — standards comme complexes (FEVAR, BEVAR) — à deux opérateurs expérimentés.
- Opérateur principal : pilotage du déploiement de la prothèse, gestion de l'accès fémoral principal, contrôle des mouvements d'introduction et de largage de l'endoprothèse
- Opérateur secondaire : contrôle de l'accès fémoral controlatéral, cathétérisme de la jambe controlatérale de la prothèse, surveillance fluoroscopique complémentaire et assistance technique en temps réel
- Coordination peropératoire : communication continue entre les deux opérateurs pour synchroniser chaque étape du déploiement — particulièrement critique lors du largage du corps principal et de la connexion des jambes iliaques
- Réactivité immédiate en cas d'incident : la présence de deux opérateurs expérimentés permet une prise en charge sans délai de toute complication peropératoire — migration précoce, déploiement incomplet, spasme artériel ou complication d'accès
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La philosophie du Dr Di Primio Un EVAR réalisé seul sur un arceau standard, c'est techniquement faisable. Un EVAR réalisé à deux opérateurs sur une salle hybride Siemens Artis avec fusion d'image 3D et DynaCT peropératoire, c'est une procédure d'un autre niveau de sécurité et de précision. Je ne fais pas de compromis sur ces deux points — le plateau technique et le binôme opératoire — car ce sont eux qui font la différence entre un bon résultat et un résultat excellent, entre une procédure sans incident et une procédure où l'incident est géré immédiatement. Mon engagement envers chaque patient porteur d'un AAA commence au premier écho-doppler et ne se termine pas au bloc opératoire. |
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