Traiter la capsulite rétractile à Paris et Neuilly-sur-Seine

par Dr Massimiliano Di Primio | 11 Sep, 2026 |

Une douleur qui empêche de dormir, une épaule qui se bloque

La capsulite rétractile aussi appelée épaule gelée touche des patients qui, plusieurs mois après le début des symptômes, ont déjà tout essayé : kinésithérapie, anti-inflammatoires, infiltrations de cortisone. Quand la douleur nocturne persiste et que l'épaule reste bloquée malgré ce parcours, l'étape suivante est habituellement chirurgicale (capsulotomie sous arthroscopie, manipulation sous anesthésie générale). Le Dr Massimiliano Di Primio, radiologue interventionnel, propose une alternative mini-invasive à l'Hôpital Américain de Paris (Neuilly-sur-Seine) et au Centre Vasculaire Victor Hugo (Paris 16e) : l'embolisation des artères de l'épaule, réalisée par une simple ponction au poignet.

 

Le mécanisme ciblé : la néovascularisation de la capsule

Dans l'épaule gelée, la capsule articulaire au niveau de l'intervalle des rotateurs développe un réseau de vaisseaux sanguins anormaux, accompagnés de fibres nerveuses nouvellement formées. Cette néovascularisation entretient l'inflammation locale et une part importante de la douleur ressentie. En obstruant sélectivement ces vaisseaux pathologiques par voie percutanée, l'embolisation coupe court à ce mécanisme, sans intervenir chirurgicalement sur l'articulation.

 

Ce que la voie radiale change concrètement

Pour ce geste sur l'épaule, la ponction se fait directement au poignet (artère radiale) plutôt qu'à l'aine (artère fémorale), avec plusieurs conséquences pratiques pour le patient :

  • Aucun alitement imposé après l'intervention — la compression au poignet permet de se lever et de repartir rapidement, alors qu'un abord fémoral impose classiquement plusieurs heures de décubitus

  • Un point de ponction plus sûr, grâce à la double vascularisation de la main (artères radiale et ulnaire) qui limite tout risque en cas d'incident local¹ ²

  • Un geste bien toléré : dans les comparatifs directs, la grande majorité des patients ayant expérimenté les deux voies d'abord redemandent la voie radiale³

  • Une prise en charge compatible avec une activité professionnelle parisienne dense — le geste se fait en ambulatoire strict, sans hospitalisation

 

À qui s'adresse ce traitement ?

Ce geste concerne les patients réunissant les critères suivants :

  • Diagnostic clinique de capsulite rétractile, avec perte de mobilité active et passive dans plusieurs plans de l'épaule

  • Évolution des symptômes depuis plus de 3 mois

  • Échec d'au moins 6 semaines de prise en charge conservatrice bien conduite

  • Douleur nocturne toujours invalidante malgré ce traitement

  • Souhait d'explorer une option avant d'envisager une chirurgie

 

Des données cliniques désormais solides

L'embolisation de la capsulite rétractile n'est plus une piste expérimentale isolée ; elle s'appuie aujourd'hui sur plusieurs cohortes prospectives, une méta-analyse et une expérience française bien documentée :

Étude

Résultat

Série pionnière (Okuno et al., Japon)⁴

Douleur nocturne : 67 → 2 à 6 mois (échelle 0–100)

Cohorte de confirmation (Okuno et al.)⁵

Douleur maximale : 82 → 8 ; score ASES : 16,1 → 83,5 à 6 mois

Méta-analyse (12 études, 329 épaules)⁶

Réduction de la douleur significative et durable jusqu'à 6 mois

Comparaison directe à la capsulotomie chirurgicale⁷

Résultats cliniques équivalents, invasivité bien moindre

Équipe grenobloise, microsphères (Gremen et al.)⁸

Succès clinique (réduction ≥50 % de la douleur) chez 2/15 patients

Équipe grenobloise, comparatif agent embolique (Finas et al.)⁹

Succès clinique à 3 mois : 26,7 % (microsphères) vs 71,4 % (imipénem/cilastatine)

 

Ce dernier point mérite d'être souligné : le choix de l'agent embolique influence directement le résultat clinique. Les particules résorbables d'imipénem/cilastatine, utilisées notamment dans les séries japonaises et par une partie de l'équipe du CHU de Grenoble, donnent des taux de succès nettement supérieurs aux microsphères permanentes dans les comparatifs directs⁹ — un paramètre technique déterminant dans le choix de la stratégie d'embolisation, à discuter au cas par cas selon la sévérité et l'ancienneté des symptômes.

 

Déroulement du geste et suites

Après ponction radiale sous anesthésie locale, un microcathéter est monté jusqu'aux artères circonflexes humérales et thoraco-acromiale, qui vascularisent la capsule articulaire. Une artériographie sélective identifie la zone d'hypervascularisation anormale (« blush » caractéristique visible à l'imagerie), qui est ensuite obstruée par l'agent embolique choisi. Le geste dure habituellement moins d'une heure et se termine par le retrait du cathéter et une compression simple du poignet de quelques minutes sans point de suture ni pansement compressif prolongé. La reprise d'une activité normale, y compris la conduite, est généralement possible dès le lendemain.

 

Sécurité et effets indésirables

Les effets secondaires rapportés dans la littérature sont très majoritairement mineurs et transitoires : douleur ou ecchymose au point de ponction, ischémie cutanée passagère résolutive en quelques semaines. Un cas isolé de cécité corticale transitoire a été rapporté après embolisation de l'épaule, résolutif sans séquelle un événement exceptionnel qui souligne l'importance d'une technique rigoureuse et d'un opérateur expérimenté, sans remettre en cause la sécurité globale de la procédure telle que documentée sur l'ensemble des séries publiées.

 

Prendre rendez-vous

Paris / Neuilly-sur-Seine — Hôpital Américain de Paris

Consultations et interventions également disponibles au Centre Vasculaire Victor Hugo (Paris 16e).

 

Secrétariat : 07 45 89 37 36

Email : secretariatdrdiprimio@gmail.com

Doctolib : Dr Di Primio – Paris / Neuilly-sur-Seine

 

Sources

 

  1. Radial Access Approach to Peripheral Vascular Interventions: A Scientific Statement From the American Heart Association. Circ Cardiovasc Interv. 2024.

  2. The Rise of Transradial Access for Embolization. Endovascular Today. 2019.

  3. Non-target digital ischemia in an ulnar artery distribution following transradial access: review of best practice techniques — 98 % des patients ayant connu les deux abords préfèrent la voie radiale.

  4. Okuno Y, et al. Short-term results of transcatheter arterial embolization for abnormal neovessels in patients with adhesive capsulitis: a pilot study. J Shoulder Elbow Surg. 2014;23:e199-206.

  5. Clinical Outcomes of Transcatheter Arterial Embolization for Adhesive Capsulitis Resistant to Conservative Treatment. J Vasc Interv Radiol. 2017.

  6. Transarterial Embolization for Adhesive Capsulitis of the Shoulder: Midterm Outcomes on Function and Pain Relief. J Vasc Interv Radiol. 2024.

  7. Comparison of therapeutic efficacy between arthroscopic capsular release and transarterial musculoskeletal embolization in patients with adhesive capsulitis of the shoulder. 2026.

  8. Gremen E, Frandon J, Lateur G, Finas M, Rodière M, Horteur C, et al. Safety and Efficacy of Embolization with Microspheres in Chronic Refractory Inflammatory Shoulder Pain: A Pilot Monocentric Study on 15 Patients. Biomedicines. 2022;10:744. (CHU Grenoble-Alpes)

  9. Finas M, Frandon J, Gremen E, Horteur C, Benassayag M, Lateur G, et al. A Retrospective Comparison of the Efficacy of Embolization with Imipenem/Cilastatin and Microspheres in the Management of Chronic Shoulder Pain. Cardiovasc Intervent Radiol. 2023;46:748-757. (CHU Grenoble-Alpes / Nîmes)

  10. Liang KW, Lin HY, Cheng KL, Wang B, Huang HH. Transient Cortical Blindness Following Transarterial Embolization for Shoulder Adhesive Capsulitis. J Vasc Interv Radiol. 2024;35:1565-1567.

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