Les études cliniques sur l’embolisation dans le traitement de la douleur de l’épaule mettent en avant des résultats encourageants. Par exemple, des procédures ont été réalisées sur 17 épaules chez 16 patients souffrant de pathologies telles que la capsulite rétractile (également connue sous le nom d’épaule gelée), le syndrome d’accrochage subacromial et des douleurs chroniques liées à une prothèse d’épaule [1]. Ces conditions, souvent résistantes aux traitements conservateurs comme les anti-inflammatoires ou la rééducation, trouvent une alternative efficace dans l’embolisation.
Cette technique repose sur l’introduction d’un cathéter à travers un point de ponction, généralement au niveau de l’aine ou du bras. Sous guidage fluoroscopique, le radiologue interventionnel insère un cathéter dans les artères de l’épaule pour administrer des agents embolisants. Ces substances agissent en bloquant les vaisseaux sanguins responsables de l’inflammation chronique, réduisant ainsi les signaux de douleur transmis par les nerfs adjacents. Les patients rapportent souvent une diminution des douleurs nocturnes, une amélioration de la mobilité de l’épaule et une reprise progressive de leurs activités normales.
Dans un contexte post-chirurgical, comme après la pose d’une prothèse d’épaule, l’embolisation peut aussi être utilisée pour traiter la capsulite rétractile. Ce trouble inflammatoire, qui limite sévèrement la mobilité de l’épaule, peut rendre la réhabilitation complexe. L’embolisation de la capsulite représente une solution non invasive pour restaurer la mobilité et améliorer la qualité de vie des patients.