La paroi utérine est recouverte d’une muqueuse, l’endomètre, aux particularités atypiques. L’endomètre perçoit les variations hormonales dans le sang et s’adapte en fonction des étapes du cycle menstruel. Il s’hypertrophie et s’hyperémie au cours de la 1ère partie du cycle, se prépare à la nidation de l’embryon fécondé en 2e partie du cycle, puis finit par se désagréger et libérer le sang menstruel.
Au cours d’une intervention chirurgicale à visée gynécologique ou obstétrique, telle qu’une césarienne, des cellules endométriosiques peuvent être accidentellement disséminées dans la paroi abdominale. Lorsque l’abdomen est refermé, ces cellules endométriosiques sont piégées dans la nouvelle cicatrice et se développent en son sein. Des nodules d’endométrioses se forment alors dans la paroi abdominale.
Lors des menstruations, les nodules saignent comme l’endomètre, mais le sang ne peut pas s’évacuer normalement et comprime les tissus adjacents. Le sang peut s’accumuler et s’enkyster ou être éliminé par le corps et disparaitre. Dans les deux situations, il cause les douleurs caractéristiques de l’endométriose et ses symptômes associés.
Dans l’endométriose pariétale, les cellules sont localisées dans l’abdomen. Dans 80% des cas, les cellules endométriales prolifèrent au sein d’une cicatrice, à la suite d’une opération. Dans les 20% des cas restants, les cellules sont disséminées par elles-mêmes dans l’abdomen sans qu’aucune cause évidente ne soit impliquée. Les douleurs sont particulièrement intenses dans ce type d’endométriose.